Le corbeau était un ancien conseiller municipal de Villesèque-des-Corbières dans l’Aude et qui a été condamné à 18 mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Narbonne pour avoir placé sous écoutes les habitants de sa commune pendant une quinzaine d’années. Avec les informations captées sur sa « Cibi », il lançait des rumeurs qui continuent d’empoisonner la vie de son village.

Entendu ce jour sur : Europe1.

C’est vrai. Il est techniquement possible grâce à un poste cibi (150 €) ou un poste radioamateur HF (1 500 €), d’écouter la bande des 26Mhz où se situe les fréquences utilisées par les téléphones sans fils, agrées. C’est quelque chose de bien connu dans le milieu radioamateur et celui des cibistes, c’est un secret de polichinelle.

Contrairement à ce qu’on à pu entendre sur l’antenne d’Europe 1, ce n’est pas TOUTE la population qui était écouté, mais bien « seulement » les personnes équipées de téléphones sans fils et de types analogiques.

Le paradoxe dans cette affaire d’écoute, c’est que les téléphones non agrées, fonctionnant sur des fréquences non agrées donc, sont aussi plus difficiles et plus couteux à écouter, le 49 Mhz par exemple.

Pour les téléphones agrées, c’est le 26Mhz et quand même une drôle d’idée, teinté d’une méconnaissance du spectre radio ?, que d’avoir placés les fréquences agrées si proches de fréquences cibi et radioamateurs…

De la à dire à préférer les téléphones non agrées n’est pas une solution non plus pour être à l’abri de l’écoute par son voisin.

Par contre les téléphones sans fil DECT, numérique, permettent de coder le signal pour ne pas pouvoir être écouté avec une cibi ou un poste radioamateur. Ou sinon préférer, le bon vieux téléphone filaire, à l’ancienne ;-) ou par Internet, très tendance, avec Skype par exemple.